Prévention du suicide au travail : comprendre, repérer et agir
Dernière mise à jour : 7 oct.
Le suicide et les idées suicidaires soulèvent des questions difficiles dans le monde professionnel. Face à la détresse d’un salarié ou d’un collègue, il peut être difficile de savoir comment ouvrir le dialogue, vers qui se tourner et quelle place prendre dans l’aide à apporter.
Prévenir le suicide au travail suppose à la fois de prendre au sérieux la souffrance d’une personne et d’examiner les conditions dans lesquelles elle travaille. L’écoute et l’orientation vers des professionnels doivent s’articuler avec une démarche de prévention des risques psychosociaux, attentive à l’organisation du travail et aux relations professionnelles.
Quel lien peut exister entre le travail et une crise suicidaire ? Quels signes doivent alerter ? Comment réagir et organiser la prévention dans l’entreprise ? Cet article propose des repères pour les employeurs, les managers, les responsables RH, les représentants du personnel et les salariés.
Besoin d’aide pour vous-même ou pour quelqu’un d’autre ?
Le 3114, numéro national de prévention du suicide, est accessible 24 h/24 et 7 j/7.
Vous pouvez appeler si vous êtes en souffrance, si vous avez des idées suicidaires ou si vous êtes inquiet pour une autre personne. Des professionnels formés vous écoutent et vous orientent.
En cas de danger immédiat, appelez le 15 ou le 112. Restez auprès de la personne si vous pouvez le faire en sécurité et suivez les consignes des secours.

Sommaire
Quel rôle le travail peut-il jouer dans une crise suicidaire ?
Le travail peut contribuer à la souffrance d’une personne. Comprendre sa place dans une crise suicidaire demande toutefois d’examiner l’ensemble de la situation.
Une crise qui ne s’explique pas par une cause unique
Les raisons d’une crise suicidaire sont complexes. Comprendre la situation demande de considérer plusieurs dimensions : la santé de la personne, son histoire, les difficultés qu’elle traverse et son environnement, y compris professionnel.
L’existence de difficultés personnelles ne permet pas d’écarter le rôle du travail. À l’inverse, une situation professionnelle dégradée ne suffit pas, à elle seule, à expliquer une crise suicidaire.
L’enjeu est d’examiner les éléments qui ont pu contribuer à la souffrance, sans conclure d’avance à une origine exclusivement personnelle ou professionnelle. L’INRS souligne notamment l’importance de rechercher les éventuels facteurs liés au travail, même lorsque d’autres difficultés sont présentes.
Examiner la place des difficultés professionnelles
Une charge de travail excessive, un manque de marges de manœuvre, des violences ou du harcèlement, des conflits de valeurs et une insécurité professionnelle peuvent contribuer à dégrader la santé mentale.
Des études rapportées par l’INRS montrent des associations entre certaines contraintes professionnelles et les idées suicidaires ou le suicide. Ces associations ne permettent toutefois pas de prédire le comportement d’une personne.
Dans une perspective de prévention, il faut donc s’intéresser aux situations concrètes :
Quelles exigences pèsent sur le salarié ?
Dispose-t-il des moyens nécessaires pour y répondre ?
Peut-il obtenir du soutien ?
A-t-il signalé des difficultés et quelles réponses lui ont été apportées ?
Cette analyse permet de rechercher des possibilités d’action sur le travail, en complément de l’aide apportée à la personne.
Distinguer suicide sur le lieu de travail et suicide en lien avec le travail
L’expression « suicide au travail » peut désigner le lieu où l’événement s’est produit ou son lien avec la situation professionnelle. Ces deux dimensions doivent être distinguées.
Un suicide survenu dans l’entreprise ne démontre pas, à lui seul, une origine professionnelle. Un suicide survenu en dehors de l’entreprise n’exclut pas un lien avec le travail. Le lieu constitue un élément du contexte ; il ne remplace pas l’analyse des circonstances et des éventuels facteurs professionnels.
Pour approfondir les facteurs organisationnels et relationnels sur lesquels l’entreprise peut agir, consultez notre article consacré aux risques psychosociaux : définition, facteurs de risque et prévention.
Quels signes doivent alerter chez un salarié ou un collègue ?
La détresse peut se manifester par des changements de comportement ou des paroles inquiétantes. Ces signes doivent conduire à ouvrir le dialogue, sans attendre de savoir avec certitude ce que traverse la personne.
Les changements inhabituels qui peuvent traduire une souffrance
Un collègue qui s’isole, paraît particulièrement agité ou perd soudainement l’intérêt qu’il portait à ses activités peut être en difficulté.
Une tristesse persistante, des changements brusques d’humeur ou des difficultés inhabituelles de concentration peuvent également attirer l’attention.
Ces manifestations ne signifient pas, à elles seules, que la personne a des idées suicidaires.
Elles peuvent accompagner différentes formes de souffrance. Leur apparition brutale, leur accumulation ou une rupture marquée avec le comportement habituel doivent toutefois inciter à prendre contact avec elle.
Il ne s’agit pas de surveiller les salariés ni d’interpréter chaque changement d’attitude, mais de rester attentif et de pouvoir exprimer une inquiétude à partir de faits observés.
Les propos évoquant le désespoir, la disparition ou le suicide
Certaines paroles appellent une attention particulière : l’expression d’une impasse, le sentiment d’être un poids pour les autres ou l’évocation de sa propre disparition. Les idées suicidaires peuvent être exprimées directement, mais aussi de façon allusive.
Une allusion au suicide doit être prise au sérieux, même lorsqu’elle est répétée ou formulée sur le ton de l’humour. Le caractère indirect des propos ne permet pas de conclure à un danger moindre. Leur répétition ne doit pas conduire à les banaliser.
Plutôt que de supposer ce que la personne veut dire, il est important de lui permettre de préciser ses pensées et d’aborder clairement la question du suicide.
Peut-on évaluer le risque suicidaire à partir des signes observés ?
Repérer une souffrance, engager une conversation et évaluer le danger sont trois démarches différentes.
Un manager, un représentant du personnel ou un collègue peut remarquer un changement, écouter et faciliter l’accès à une aide. L’évaluation du risque de passage à l’acte nécessite l’intervention d’un professionnel formé.
Ces repères ne constituent donc pas une grille permettant de classer une personne selon un niveau de risque.
En cas d’inquiétude, le 3114 peut être contacté pour obtenir des conseils et être orienté, y compris lorsqu’on appelle pour quelqu’un d’autre.
Comment réagir quand un collègue évoque des idées suicidaires ?
Lorsqu’un salarié ou un collègue évoque le suicide, l’objectif est de prendre ses paroles au sérieux, d’ouvrir le dialogue et de mobiliser une aide professionnelle. En cas de danger immédiat, l’appel aux secours est prioritaire.
Ouvrir le dialogue et poser une question claire
Si la situation le permet, proposez un échange dans un endroit calme, à l’écart des autres. Partez de ce que vous avez remarqué et exprimez votre inquiétude sans jugement.
Lorsque les propos font craindre des idées suicidaires, vous pouvez demander directement : « Est-ce que vous pensez au suicide ? »
Parler clairement du sujet ne suggère pas l’idée à la personne et n’augmente pas le risque de passage à l’acte. Cela lui permet d’exprimer ce qu’elle traverse.
Évitez les formulations qui appellent une réponse rassurante, comme « Vous ne pensez pas à faire une bêtise, quand même ? ».
Écouter et prendre les propos au sérieux
Laissez la personne parler à son rythme.
Reconnaissez sa souffrance sans chercher immédiatement à la relativiser ou à résoudre toutes ses difficultés.
Les injonctions à être fort, les comparaisons avec les difficultés des autres ou les arguments visant à culpabiliser peuvent fermer le dialogue.
Évitez également de débattre du caractère moral du suicide ou de promettre que tout va rapidement s’arranger.
Ne promettez pas de garder le secret. Expliquez que votre inquiétude peut nécessiter de solliciter de l’aide, en associant autant que possible la personne à cette démarche.
Qui contacter lorsqu’un collègue évoque des idées suicidaires ?
Vous pouvez appeler le 3114 pour vous-même ou pour une autre personne, même si vous ne savez pas comment apprécier la situation.
Ce numéro national de prévention du suicide est accessible gratuitement, 24 h/24 et 7 j/7. Des professionnels formés peuvent évaluer la situation, vous conseiller et proposer une orientation adaptée.
Vous pouvez proposer d’appeler ensemble. Si la personne refuse, vous pouvez néanmoins contacter le 3114 pour demander conseil sur la conduite à tenir.
Selon la situation, le relais pourra s’organiser vers le médecin traitant ou des professionnels de santé mentale.
Dans le cadre professionnel, le service de prévention et de santé au travail peut également être mobilisé. Un rendez-vous ultérieur ne remplace pas une réponse à l’urgence.
Agir en cas de danger immédiat
Si la personne annonce vouloir passer à l’acte immédiatement, si une tentative est en cours ou si vous craignez un danger imminent :
Appelez le 15 ou le 112 sans attendre.
Restez auprès d’elle si vous pouvez le faire en sécurité, et sollicitez une autre personne pour vous aider.
Communiquez aux secours le lieu précis et les éléments dont vous disposez.
Suivez leurs consignes, sans vous exposer vous-même à un danger.
L’alerte interne à l’entreprise peut compléter cette démarche, mais elle ne doit pas retarder l’appel aux secours.
Comment organiser la prévention du suicide dans l’entreprise ?
La prévention du suicide demande une organisation qui permette de signaler une difficulté, de mobiliser les bons interlocuteurs et de répondre à une situation de crise. Elle doit également s’inscrire dans une démarche de prévention des risques psychosociaux.
Définir les interlocuteurs et les modalités d’alerte
Chaque salarié devrait pouvoir identifier facilement les personnes auxquelles s’adresser lorsqu’il est en difficulté ou inquiet pour un collègue : interlocuteur RH, manager, représentant du personnel ou service de prévention et de santé au travail.
Pour rendre ces relais accessibles, l’entreprise peut préciser leurs coordonnées, les modalités de contact et les solutions prévues en cas d’absence. Il est important de prévoir une autre voie que le supérieur hiérarchique, notamment lorsque celui-ci est impliqué dans la situation à l’origine de la souffrance.
Les modalités de traitement d’une alerte doivent aussi être explicites : qui la reçoit, qui prend contact avec la personne et comment les suites sont organisées. Les informations personnelles doivent être traitées avec discrétion, en limitant leur circulation aux interlocuteurs nécessaires à l’aide et à la protection de la personne.
Préparer une conduite à tenir face à une situation de crise
Une procédure courte, accessible et connue des acteurs concernés peut aider à organiser la réponse. Elle devrait préciser :
les contacts d’urgence et les ressources d’aide, dont le 15, le 112 et le 3114 ;
les personnes à mobiliser dans l’entreprise et leurs remplaçants ;
les dispositions permettant d’accueillir la personne et de rester auprès d’elle lorsque cela est nécessaire et possible en sécurité ;
les modalités de relais vers les professionnels compétents ;
l’organisation du suivi après la réponse immédiate.
Cette conduite à tenir doit être préparée avec le service de prévention et de santé au travail et adaptée à la réalité de l’entreprise : horaires décalés, sites multiples, travail isolé ou à distance.
L’organisation interne ne doit jamais retarder l’appel aux secours en cas de danger immédiat. Une validation hiérarchique préalable ne doit pas conditionner cet appel.
Quel est le rôle de chaque acteur dans la prévention du suicide ?
Chacun peut contribuer à la prévention, avec des responsabilités et des compétences différentes. Le tableau suivant propose une répartition des fonctions, à adapter à l’organisation.
Acteur | Rôle dans la prévention et la réponse |
Employeur | Organiser la prévention, prévoir les moyens nécessaires et agir sur les facteurs professionnels identifiés. |
Managers et RH | Accueillir les alertes, faciliter l’accès à l’aide et mettre en œuvre les mesures relevant de leurs responsabilités. |
Collègues | Exprimer une inquiétude, écouter et solliciter une aide, sans porter seuls la situation. |
CSE, lorsqu’il existe | Relayer les difficultés et contribuer à l’analyse des risques et aux actions de prévention dans le cadre de ses prérogatives. |
Médecin du travail et équipe de santé au travail | Contribuer à la prévention, apprécier les enjeux de santé en lien avec le travail et proposer un accompagnement ou des adaptations relevant de leurs missions. |
Professionnels du soin et du 3114 | Évaluer la situation clinique et le danger suicidaire, puis organiser une orientation ou une prise en charge adaptée. |
L’obligation de protection de la santé physique et mentale relève de l’employeur. Le Code du travail prévoit également la contribution du CSE et du service de prévention et de santé au travail à l’évaluation des risques. L’évaluation du danger suicidaire nécessite, quant à elle, un professionnel formé.
Articuler l’aide à la personne et l’action sur le travail
Lorsqu’une personne est en souffrance, l’accès à une aide adaptée est essentiel. En parallèle, les difficultés professionnelles signalées doivent être examinées : charge excessive, violences, manque de soutien, objectifs contradictoires ou impossibilité de réaliser un travail de qualité.
La mise à disposition d’un soutien psychologique ne suffit pas à traiter les facteurs professionnels qui peuvent contribuer à la souffrance.
L’INRS rappelle que la prévention du suicide en lien avec le travail repose sur une démarche collective de prévention des risques psychosociaux.
Les constats doivent donc déboucher sur des mesures concrètes, avec des responsables, des échéances et un suivi. L’évaluation des risques et sa traduction en actions s’inscrivent dans le cadre du DUERP. Celui-ci porte sur les risques professionnels et les situations de travail ; il ne doit pas devenir un dossier de suivi clinique individuel.
Pour préparer les acteurs de l’entreprise à ouvrir le dialogue et à mobiliser les relais adaptés, découvrez notre formation à la prévention du suicide au travail.
Que faire après un suicide ou une tentative de suicide ?
Après la réponse à l’urgence, l’entreprise doit organiser le soutien des personnes affectées et examiner les éventuels facteurs professionnels ayant contribué à l’événement. Cette démarche doit déboucher sur des actions de prévention et un suivi dans la durée.
Accompagner les personnes et le collectif affectés
Un suicide ou une tentative de suicide peut profondément affecter les collègues, les témoins et les équipes. Un soutien psychologique adapté doit leur être proposé, ainsi qu’à la personne concernée lorsqu’elle a survécu. Le service de prévention et de santé au travail peut aider à identifier les intervenants compétents.
La communication interne doit reconnaître la gravité de l’événement, respecter la vie privée et éviter les détails sur les circonstances du geste. Elle ne doit pas écarter d’emblée le rôle possible du travail ni avancer une explication non établie. L’INRS recommande d’associer un accompagnement adapté à une communication qui prend en compte les éventuels facteurs professionnels.
Analyser les éventuels facteurs professionnels
Une analyse approfondie permet de rechercher les situations de travail qui ont pu contribuer à la souffrance : exigences excessives, violences, manque de soutien, conflits de valeurs ou autres difficultés signalées.
Lorsqu’un CSE existe, il peut, dans le cadre de ses prérogatives, mettre en place une délégation d’enquête paritaire associant des représentants de la direction et du personnel. L’INRS propose une méthode fondée sur l’examen de documents et la réalisation d’entretiens, avec des principes d’enquête définis en amont.
Cette enquête vise à identifier des facteurs professionnels et à construire des mesures de prévention. Elle ne remplace pas les investigations judiciaires ou celles portant sur la reconnaissance éventuelle en accident du travail.
Mettre en œuvre les mesures issues de l’analyse
Les constats doivent être traduits en mesures adaptées aux difficultés identifiées : révision de la charge de travail, traitement des violences, clarification des responsabilités ou amélioration des possibilités de soutien.
Pour chaque action, il convient de préciser un responsable, les moyens nécessaires et une échéance. Un suivi doit ensuite permettre de vérifier sa mise en œuvre et ses effets sur les situations de travail.
Les enseignements de l’enquête doivent également alimenter l’évaluation des risques professionnels et les actions de prévention associées au DUERP. L’objectif est de réduire les facteurs identifiés et de renforcer durablement la prévention dans l’entreprise.
Pourquoi se former à la prévention du suicide au travail ?
Aborder le suicide peut susciter la peur de mal faire, de trouver des mots inadaptés ou de ne pas savoir comment réagir. Une formation permet de préparer les acteurs de l’entreprise à ces situations, en leur donnant des repères et en clarifiant leur rôle.
Les compétences à développer portent notamment sur la compréhension de la crise suicidaire, l’ouverture du dialogue, la connaissance des ressources d’aide et leur mobilisation. Elles doivent aussi permettre de situer l’intervention de chacun dans l’organisation de la prévention.
Une personne formée n’a pas à porter seule la situation ni à se substituer aux professionnels du soin. Son rôle est de prendre les paroles au sérieux, de faciliter l’accès à l’aide et de savoir quand solliciter un relais.
L’évaluation du danger suicidaire nécessite l’intervention d’un professionnel formé à cette évaluation.
Préparer les acteurs de votre entreprise
Comment passer des repères à la pratique ? La formation de JSC Formation associe apports théoriques, études de cas et mises en situation pour apprendre à conduire un échange, apprécier l’urgence et orienter vers les ressources adaptées, dans les limites de son rôle.
Pour conclure
Prévenir le suicide au travail demande de prendre au sérieux la détresse, de faciliter l’accès à une aide professionnelle et d’agir sur les conditions de travail susceptibles de contribuer à la souffrance. La réponse à une situation individuelle et la prévention collective doivent s’articuler dans la durée.
Besoin d’aide pour vous-même ou pour une autre personne ? Appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide, accessible gratuitement 24 h/24 et 7 j/7. Des professionnels formés peuvent vous écouter, vous conseiller et vous orienter.
En cas de danger immédiat, appelez le 15 ou le 112.
FAQ — Prévention du suicide au travail
Parler du suicide à un collègue peut-il lui donner l’idée de passer à l’acte ?
Non.
Aborder directement le suicide n’augmente pas le risque de passage à l’acte.
Si vous êtes inquiet, poser une question claire permet à la personne d’exprimer ce qu’elle traverse. L’important est d’écouter sa réponse sans jugement et de mobiliser une aide professionnelle si nécessaire.
Peut-on appeler le 3114 pour une personne de son entreprise ?
Oui. Le 3114 peut être contacté pour un salarié, un collègue ou toute autre personne dont la situation vous inquiète.
Accessible gratuitement, 24 h/24 et 7 j/7, il permet d’obtenir des conseils auprès de professionnels formés.
Vous pouvez appeler seul ou proposer à la personne d’appeler ensemble.
Que faire si un salarié refuse l’aide proposée ?
Maintenez le dialogue sans jugement et cherchez à comprendre ce qui freine sa demande d’aide. Vous pouvez appeler vous-même le 3114 pour être conseillé, même si le salarié ne souhaite pas participer à l’appel.
En cas de danger immédiat, appelez le 15 ou le 112 sans attendre son accord, et restez auprès de lui si vous pouvez le faire en sécurité.
Une formation à la prévention du suicide est-elle obligatoire ?
Il n’existe pas d’obligation générale imposant à toutes les entreprises une formation spécifiquement intitulée « prévention du suicide ». L’employeur doit toutefois protéger la santé physique et mentale des travailleurs, ce qui comprend des actions de prévention, d’information et de formation adaptées aux risques.
Une formation spécifique peut donc faire partie des mesures retenues selon les situations et les besoins identifiés.
Un suicide survenu hors du lieu de travail peut-il être lié au travail ?
Oui. Le lieu où survient le suicide ne suffit pas à établir ou à exclure un lien professionnel. Un événement survenu à domicile, par exemple, peut nécessiter l’examen des conditions de travail et des difficultés professionnelles rencontrées. La reconnaissance éventuelle en accident du travail relève d’une procédure distincte, qui examine les éléments permettant d’établir ce lien.
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